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GEOmon-Educ : initiation aux problématiques de surveillance atmosphérique et sensibilisation à la démarche scientifique |
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Au cours de l'année scolaire 2007-2008, dix établissements ont mené des activités pédagogiques dans le cadre du projet GEOmon-Educ. Le 11 juin, certains ont présenté leurs travaux lors d'une après-midi organisée par l'IPSL dans les locaux de l'Université Pierre et Marie Curie. Quelques présentations sont téléchargeables (format pdf) ci-dessous.
| La biosphère (végétation terrestre et sols) absorbe à peu près 29% du CO2 produit par l'Homme vers l'atmosphère ; cette absorption, va-t-elle continuer malgré le réchauffement climatique et l'augmentation de la concentration atmosphérique de CO2 ? Le lycée Camille Claudel a mené deux types d'expérience à l'aide de mini-serres réalisées à partir de pots de confiture. Leur conclusion est que l'augmentation du CO2 atmosphérique favorise l'absorption du CO2 par les plantes terrestres mais que l'augmentation de la température diminue cette absorption. Des expériences supplémentaires sont nécessaires pour savoir quel phénomène va l'emporter. Cependant, les mesures réalisées pendant des phénomènes exceptionnels (canicules) indiquent que la température l'emporte. | ![]() |
| Les océans absorbent à peu près 25% du CO2 produit par l'Homme vers l'atmosphère ; cette absorption, va-t-elle continuer malgré le réchauffement climatique et l'augmentation de la concentration du CO2 dans l'atmosphère ?
La classe de seconde du lycée Emmanuel Mounier a testé les capacités d'absorption du CO2 de l'eau de mer en fonction de sa température. Pour cela, les élèves ont soufflé dans de l'eau de mer à différentes températures. Ils ont remarqué que plus l'eau est froide, plus l'eau s'acidifie par l'action du souffle. Ensuite, les élèves ont comparé l'effet d'un air riche en CO2 sur de l'eau de mer, encore à température différente. Ils ont remarqué que plus l'eau est chaude, moins elle s'acidifie sous l'action d'un air riche en CO2. Ils ont conclu que le puits océanique risque de baisser d'intensité si le réchauffement climatique se confirme. |
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| Les élèves du lycée Emmanuel Mounier ont aussi essayé de prévoir comment évoluerait le puits de carbone de la biosphère. Pour cela, ils ont réalisé des mini-serres avec des plantes évoluant dans des conditions de température et de concentration en CO2 différentes. Leur conclusion est qu'en présence d'un réchauffement climatique et d'un enrichissement en CO2 de l'atmosphère, la végétation continuera d'être un puits de CO2, mais insuffisant, cependant, pour absorber tout le CO2 émis vers l'atmosphère par les activités humaines. | ![]() |
| Pendant un stage dans les locaux de l'IPSL, deux élèves d'une classe-monde du lycée Jean Moulin ont mené des expériences pour comprendre les paramètres influençant la température à la surface de la Terre et la régulation du cycle du carbone. Le 11 juin, ils ont présenté des expériences montrant l'effet de l'albédo. Pour cela, ils ont monté un modèle expérimental très simple : ils ont éclairé avec une lampe électrique une surface allant du blanc au noir complet, cette surface étant ou non sous un cristallisoir de verre renversé. La température de l'air situé juste au-dessus de la surface était mesurée grâce à un thermomètre. Les élèves ont observé que si la surface est recouverte d'une substance opaque aux infrarouges (le verre), la température de son air immédiatement au-dessus est plus chaude que si la surface est totalement ouverte à l'air. De même, plus la surface est sombre, plus la température de l'air est élevée. De ces conclusions, les élèves ont déduit une boucle aggravante pour le réchauffement climatique : l'augmentation des températures fait fondre les glaces aux pôles, ce qui fait diminuer la proportion des surfaces blanches, ce qui fait augmenter la température, ce qui aggrave la fonte des glaces, etc. | ![]() |
| Le travail du collège Jean Zay mené avec l'IPSL s'inscrivait dans un plus vaste projet, mené avec Planète Sciences, dans le cadre de l'année polaire internationale. Avec l'IPSL, les élèves de la classe de cinquième ont mené des expériences pour comprendre le réchauffement climatique ; ce sont celles-ci qui sont présentées dans le document. Les élèves ont, par exemple, fabriqué une carotte de glace artificielle pour comprendre le principe que plus la glace est prise à une grande profondeur, plus elle est ancienne. | ![]() |
| L'atelier du lycée Mansart n'a pas participé à la journée du 16 juin mais a crée un site Internet qui décrit les expériences et les résultats. L'IPSL a participé - à l'étude des puits de carbone - à la modélisation mathématique des variations de CO2 dans l'atmosphère. |
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